L’hépatite C

Le virus de l’hépatite C est un virus qui se transmet uniquement par voie sanguine.

Actuellement, en Belgique, le mode principal de transmission est le partage de matériel lors de la prise de drogue en injection ou en snif. Si la seringue est souvent évoquée, tout le matériel nécessaire à la préparation, l’injection ou la prise par voie nasale de produits psychotropes (cuillère, eau, coton, seringue et paille) peut être source de contamination. Le risque est persistant malgré les différentes mesures comportant la mise à disposition de seringues neuves, notamment dans les comptoirs d’échange de seringues.

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Le matériel de tatouage, scarification ou piercing non correctement stérilisé est également un mode de transmission de ce virus.

Contrairement au VIH, le VHC est un virus extrêmement résistant qui peut survivre jusqu’à plusieurs semaines en-dehors de l’organisme. Les méthodes de désinfection « artisanales », à l’eau de javel par exemple, ne sont pas toujours efficaces et doivent donc être évitées.

La transmission du virus de l’hépatite C par relation sexuelle est plus rare, le VHC ne se transmettant que par le sang. Elle peut toutefois exister lors de la phase aiguë de la maladie, dans les semaines qui suivent l’infection, ou (pour la transmission pendant la grossesse) si la future maman continue à consommer par voie intraveineuse. Rappelons également que la coinfection VHC-VIH est malheureusement très fréquente.

Le dépistage du virus de l’hépatite C et les méthodes efficaces de désinfection du matériel médical et para-médical ne sont entrées en vigueur dans les pays industrialisés qu’au début des années 90 et ne le sont pas encore dans de nombreux pays du tiers monde. Des personnes ayant subi des transfusions ou des opérations chirurgicales lourdes jusque dans les années 80 ont donc pu être infectées accidentellement.
La plupart des personnes infectées par ce virus n’ont aucun symptôme, si ce n’est peut-être une fatigue anormale.
Un cinquième environ des personnes infectées vont guérir spontanément et garderont des anticorps à vie dans leur sang. Les autres évolueront vers une hépatite chronique, voire une fibrose, une cirrhose ou un cancer du foie. L’évolution peut prendre plusieurs dizaines d’années. Elle est plus rapide si on est coinfecté par le VIH.
Si l’atteinte hépatique est importante, on peut proposer un traitement par un antiviral (Ribavirine) associé à de interféron pendant 24 à 48 semaines selon le type de virus. Ces traitements actuels guérissent environ 6 patients sur 10, d’où l’utilité d’un dépistage en cas de risques décrits plus haut.

Un nouveau type de traitement, d’une efficacité redoutable a été mis au point récemment mais celui-ci n’est pas encore disponible en Belgique, les conditions de remboursement étant à l’étude.

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