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> > focus :  traitement post-exposition

 

 

 

 

 

 

Vous pensez avoir pris un risque il y a quelques heures voir il y a 48h maximum, il existe maintenant un traitement appellé "post-exposition" ou prophylaxie.

 

On prescrira un tel traitement sous certaines conditions :  

 

- si le risque (principalement) sexuel ou un partage de seringues ne remonte pas à plus de 48h.

- Pour certain, il faut en plus qu'il s'agisse d'une prise de risque relativement isolée et non intentionnel : cela peut ne peut évidement pas remplacer la prévention, notamment par l'usage d'un préservatif.

 

C’est le médecin du Centre de Référence Sida qui juge et décide de l’indication (ou non) de cette prophylaxie sur base de la fréquence du risque (accident isolé ou pas ?), du type de risque (pénétration anale, vaginale ou autre ?), de la présomption que le partenaire soit infecté (personne séropositive ou issus d’une population à haute prévalence ?). D’autres éléments peuvent bien entendu jouer.

L'évaluation du risque réel tient compte d'une échelle où la relation anale non protégée avec une personne connue comme séropositive est considéré comme le haut de l'échelle.

 

Cette prophylaxie est proposée depuis longtemps dans le cadre des accidents de travail (exemple : une infirmière qui se pique avec une aiguille qui vient de servir pour un patient séropositif) et le coût est pris en charge par la médecine du travail, du moins si le travailleur n’a pas le statut d’indépendant.

Pour faire face à l'exigence du délai très court de 48h, ceci est organisé par les Centres de Référence Sida (Liège-Charleroi en wallonie) et en général en collaboration avec les services d'urgence.

 

Pratiquement, on s’oriente vers une consultation dans un Centre de Référence Sida pendant les heures ouvrables ; en autre temps, ce serait le service d’urgence de cet hôpital qui prendrait le relais sous la responsabilité du médecin du CRS. La prescription serait alors faite pour quelques jours, jusqu’au moment où le consultant se rend au CRS qui reprécisera l’indication (quitte à arrêter l’ARV). Chaque CRS peut (ou doit ?) organiser l’information pour les autres hôpitaux, les médecins généralistes et les associations de prévention.  Il faut définir aussi une procédure au cas où un consultant se présente à ces endroits. 

 

La prophylaxie comporte trois antirétroviraux (médicaments)à prendre chaque jour pendant 4 semaines, on y ajoute bien entendu les analyse de sang pour juger de l'éfficacité et la toxicité.  A noter que ce traitement est extrêmement lourd et comporte des effets secondaires pouvant rendre handicapante la vie au quotidien et ce pendant les 4 semaines.

 

On a de bons arguments pour penser que la prise de 3 anti-rétroviraux (ARV) pendant 4 semaines après la prise d’un risque d’infection par le VIH est efficace (à 80-90 % ?) pour autant que la prise commence le plus tôt possible, idéalement dans les 48 heures.

 

Le nouvel Arrêté Royal prévoit une prise en charge de cette prophylaxie post-exposition pour les risque pris en matière sexuelle (et aussi dans le cadre d’usage de drogue) pour l’ensemble de la population ainsi que pour les risques professionnels des indépendants n’ayant pas de couverture par la médecine du travail.

Le tout est pris en charge par un forfait de manière à ce que le consultant n'ait rien à payer à l'exeption du ticket modérateur pour les consultations et les analyses de labo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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